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Newsletter N°8 - 18 décembre 2008
Nourrir la Confiance en Soi
Au delà de la crise de confiance et de conscience, sans
précédent, que traverse aujourd’hui notre société, existe chez de très
nombreuses personnes un manque chronique de confiance ; lorsqu’on leur demande
ce qui ne va pas dans leur vie et ce qu’elles aimeraient changer en priorité, la
réponse qui revient régulièrement est « je manque de confiance en moi, ce
qui me bloque pour avancer dans ma vie».
Lorsque la confiance nous habite, nous pouvons déplacer
des montagnes et rien ne peut nous arrêter ; dans le cas
contraire, toute prise de décision ou
action est gelée ou prend l’apparence d’un véritable parcours d’obstacles.
Notre niveau de confiance est l’un des meilleurs garants de la réussite de ce
que nous entreprenons.
Comment cette
confiance se traduit-elle ?
- On pense souvent que la confiance est une qualité présente
globalement chez l’individu, mais il n’en est rien ; elle se manifeste
en fait dans certains secteurs, tout en pouvant être totalement absente dans
d’autres.
Prenez quelques instants, si vous le voulez bien,
afin d’en prendre bien conscience ; il existe certainement dans votre vie
un domaine où vous vous sentez tout à fait à l’aise et en sécurité, et un autre
où le doute vous habite régulièrement !
Ainsi telle personne peut paraître très sûre d’elle
dans son environnement professionnel, être en totale confiance pour animer une
réunion, mais cette confiance peut lui faire totalement défaut dans un compartiment
de sa vie personnelle.
- Autre caractéristique de la confiance, elle fluctue
dans le temps et peut évoluer dans un sens ou dans un autre ; il n’est
pas rare de gagner ou perdre en confiance au gré du temps. De nouvelles
expériences dans la vie peuvent nous amener à douter et à amenuiser notre
confiance en nous-même (voire à la perdre complètement), ou bien tout au
contraire à la stimuler.
Quelles sont les
causes du manque de confiance ?
- Le manque de confiance en soi trouve en partie ses
origines dans l’enfance, dans la nature de l’éducation reçue par l’enfant
et dans son environnement de vie immédiat, notamment familial et scolaire.
Le milieu familial peut empêcher l’enfant de développer sa
confiance en lui, soit en le sur-protégeant même si cela part d’une bonne
intention, soit au contraire en démissionnant
en lui laissant totalement le champ libre.
Nous avons également tous vécu, à un certain degré, des
expériences humiliantes ou été sévèrement punis ou jugés à l’école par des
instituteurs, professeurs ou camarades de classe. Je me souviens de ce
« Du bist ein Esel – tu es un âne », distribué généreusement à chaque
élève de ma classe de lycée par un professeur d’allemand qui n’en imaginait
certainement pas les possibles répercussions.
Ainsi, en grandissant, l’enfant se construit une
image subjective de lui-même, en grande partie basée sur celle que son
environnement lui a fabriquée et renvoyée.
- La répétitivité d’actions perçues en tant qu’échecs
(et qui ne sont en fait que des apprentissages de la vie), est un autre facteur
majeur limitant la confiance chez l’individu. La confiance aime en effet à se
nourrir d'une accumulation d'expériences considérées comme réussies, même si cette
notion reste tout à fait subjective.
L’interprétation et la perception du résultat sont souvent
tout aussi importantes que l’atteinte du but escompté ; la relativisation d’un
objectif non atteint et l’acceptation bienveillante des faits empêchent
d’attiser notre manque de confiance. Ainsi, rater son baccalauréat pour un
étudiant qui en minimise les conséquences, n’a pas le même impact, en terme de
confiance, que pour l’élève qui y voit un enjeu démesuré.
Il va de soi que la non-action et à la procrastination (le
fait de repousser sans cesse au lendemain), puisqu’elles empêchent l’émergence
de l’expérience, ne font qu’entretenir un faible niveau de confiance en soi ;
il importe d’agir pour nourrir le cercle vertueux de la confiance.
- Il est enfin important de noter, dans une
perspective holistique, que la confiance en soi ne se joue pas seulement sur
les plans mental et émotionnel, mais également à tous les niveaux de
l’être. Le rapport au corps, le fait de se sentir bien dans sa peau, d’être
bien présent dans son corps énergétique, parfaitement aligné dans sa
verticalité et relié aux énergies de la Terre et du Ciel, sont des facteurs déterminants
qui permettent à l’individu de vivre la confiance.
Comment acquérir
une solide confiance en soi ?
Chaque personne est différente et il n’y a bien sûr pas une
réponse unique ; on peut tout de même avancer certaines constantes :
- La clef principale est de gagner en expérience; cela
signifie qu’il faut agir, et ce, même si cela implique des risques. Plus
l’on agit et plus l’on peut dégager des résultats, quels que soient leur
nature.
Tout objectif, pour être atteint plus aisément, peut être
découpé en sous-objectifs plus restreints et plus facilement réalisables
individuellement. La réussite de chacun de ces sous-objectifs est plus facile
et plus motivante tout en visant la réalisation de l’objectif global. Cette
stratégie des petits pas, suivie avec discipline, permet une progression
observable qui génère de la satisfaction et qui alimente donc la
confiance; même si elle peut paraître lente, cette progression est bien réelle
et beaucoup plus efficace que l’attitude qui consiste à rester figé dans
l’inaction.
- Il s’agit ensuite de relativiser et d’être
bienveillant avec soi-même si les résultats attendus ne se manifestent pas
de suite ; plutôt que de se dire « ça ne marche pas », il vaut
mieux se dire « ça ne marche pas encore » . On peut également
avoir la sagesse, en cas de ce que nous considérons comme des échecs
répétés, de s’interroger, en toute lucidité et sans se dévaloriser, sur la
validité de notre démarche et sur l’opportunité éventuelle de changer
d’orientation plutôt que de persister dans une direction peut-être inadéquate.
- Il serait réducteur d’imputer uniquement au passé notre
déficit de confiance présent; il n’est jamais trop tard pour acquérir ce
qui fait défaut dans notre vie du fait de nos blessures du passé. Un autre axe
est donc de développer un programme d’amour et d’estime pour soi,
d’acceptation inconditionnelle et d’affirmation de nous-même, toutes
valeurs qui vont dans le sens de favoriser la confiance en soi… Il convient
entre autre d’identifier et de déprogrammer nos croyances limitantes, de les
remplacer par des croyances nourrissantes, d’entretenir des pensées qui nous
portent plutôt que des pensées qui nous limitent, d’apprendre à maîtriser notre
mental plutôt qu’être contrôlé par lui.
- Il est enfin essentiel de développer la
conscience du corps ainsi que notre connexion à l’Univers, il est
primordial de se sentir à la fois confortable et en sécurité dans le temple de
notre âme, tout autant que parfaitement connecté à la Terre et au Cosmos. Ceci
facilite grandement le développement de notre intuition ainsi que notre faculté
à prendre des décisions dans la vie.
En Conclusion …
Plus notre niveau de confiance s’améliore, plus il est nous
est agréable et facile de nous impliquer dans des activités valorisantes. Cette
confiance accrue nous permet de développer pleinement nos ressources et nos
capacités, donc d’atteindre plus facilement les buts et les objectifs initiaux
que nous nous sommes fixés, ce qui permet d’alimenter encore plus le cercle
vertueux du renforcement de notre confiance.
Avoir confiance en soi, c’est ouvrir les portes de tous les
possibles et d’un monde sans limite, c’est se donner les moyens de mieux
décider, de s’ouvrir à sa créativité et de pleinement savourer le nectar de la
vie. C’est également s’ouvrir à l’émergence d’une véritable confiance envers
les autres et recevoir la leur en retour; comme le disait très justement
Goethe « Si vous avez confiance en vous-même, vous inspirerez confiance
aux autres ».
www.stages-conscience.com Vous pouvez diffuser cette lettre en la conservant dans son intégralité et en mentionnant toujours son origine.
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